Bruxelles a toujours de nouvelles exigences liées à l’accord-cadre qu’elle veut imposer à la Suisse: elle demande aujourd’hui l’annulation de l’initiative populaire pour le renvoi des étrangers criminels acceptée par le peuple et les cantons le 28 novembre 2010.

Le peuple suisse souverain a décidé en acceptant l’initiative que le renvoi des étrangers criminels, après qu’ils aient purgé leur peine, soit inscrit dans la Constitution fédérale.

 

La décision contraire à la Constitution prise par une chambre du Tribunal fédéral  

Aujourd’hui déjà, le Conseil fédéral ne parvient que très partiellement à appliquer les mesures de renvois. Depuis qu’une chambre du Tribunal fédéral a, en novembre 2012 et par une courte majorité, décidé que le droit de l’UE s’appliquait prioritairement à la Constitution fédérale, les tribunaux ont toujours davantage aménagé de nouveaux obstacles aux renvois, y compris ceux de dangereux criminels étrangers. Un citoyen allemand - condamné à de multiples reprises pour divers délits – a bénéficié d’une sorte de « droit à demeurer » en Suisse alors que ses méfaits s’étalaient sur plus de dix ans sous prétexte que ses multiples et graves délits seraient passibles en Allemagne de condamnations pouvant porter atteinte à ses droits humains.

 

Nouvel affront de la part de Bruxelles

Bruxelles a même demandé récemment au Conseil fédéral, parfois si prompt à plier, d’annuler formellement l’initiative sur le renvoi des criminels étrangers – préliminaire à la conclusion de l’accord-cadre que l’UE s’efforce, comme chacun sait, de faire avaler par la Suisse.

La volonté catégorique de Bruxelles est d’obtenir de la Suisse la fin des renvois de criminels détenteurs de la citoyenneté européenne, y compris des cas les plus lourds. Seuls des cas de „force majeure“ pouvant mettre en danger la sécurité publique pourraient être encore renvoyés. En fait, ces „cas de force majeure“ concerneraient seulement des terroristes condamnés. Meurtres, viols, vols, effractions, blessures intentionnelles, etc. ne comptent pas pour Bruxelles qui les considèrent comme des peanuts qui ne mettent pas en danger la sécurité publique. La Suisse doit donc les assumer pleinement.

 

Question du « Blick » au Département Sommaruga

Le « Blick », dans son édition du 16 août 2018, a posé sur le sujet quelques questions très concrètes à l’Office fédéral de la migration. Le Secrétariat d’Etat pour la migration rattaché au Département de Sommaruga s’est montré bien emprunté de répondre à ces questions de façon explicite. Il s’est contenté selon le « Blick » de répondre que « les négociations sur un accord-cadre institutionnel avançaient », même si « certaines divergences demeuraient ».

 

Oui à l’initiative pour l‘autodétermination

La réponse des électrices et électeurs suisses face aux inévitables dysfonctionnements à venir ainsi qu’à l’attitude trop soumise du Conseil fédéral à l’égard de l’UE est évidente : seul un OUI clair à l’Initiative pour l’autodétermination le 25 novembre 2018 permet à la Suisse de garder la haute main sur la politique à l’égard des étrangers et de l’immigration.

Celui qui abandonne le droit à l’autodétermination abaisse la Suisse – entre autre – en la transformant en un paradis accueillant pour la grande criminalité en provenance des pays de l’Union européenne. Inscrire la priorité du droit suisse sur un quelconque droit international dans la Constitution fédérale est la seule façon de garder toute liberté de décision face aux criminels étrangers et la faculté de décider qui a le droit d’immigrer en Suisse et d’y habiter et qui ne la pas.

Bruxelles veut obliger la Suisse à renoncer à sa démocratie directe. L’UE ne peut accepter plus longtemps de voir sur sol européen un pays dans lequel c’est le peuple qui a le dernier mot sur les décisions importantes pour l’avenir du pays et non des fonctionnaires bruxellois arrogants.

Bruxelles a déclaré la guerre à la démocratie directe et, fort malheureusement, on trouve en Suisse des personnes prêtes à soutenir sans vergogne cette campagne.

 

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18.09.2018 | 4946 Aufrufe